À propos de cet événement
Compagnie : La Criée Théâtre National Marseille Co-Production : Le Préau-CDN de Vire, Châteauvallon-Liberté scène nationale, Théâtre National de Nice Mise en scène : Robin Renucci Distribution : Christine Pignet, Robin Renucci, Inès Valarcher Scénographie : Samuel Poncet Lumière : Sarah Marcotte Costumes : Jean-Bernard Scotto Une jeune élève s’installe pour un cours particulier. Au départ, la situation n’a rien que de très naturel. Le professeur enseigne, elle apprend, les gestes se répètent. Mais la mécanique se dérègle vite. Les consignes s’accélèrent, le langage se tend, le rire se fige et le cours bascule : l’élève devient objet d’un pouvoir qui ne souffre aucune contestation. Dans La Leçon, Ionesco révèle la face cachée de l’autorité. Ce n’est plus seulement l’absurde qui frappe, mais l’inquiétante dérive d’un savoir qui cesse d’émanciper pour soumettre. Le Professeur et l’Élève incarnent la tension entre instruction et domination, dans un espace où chaque mot devient un instrument de contrôle. Eugène Ionesco est né en 1909 en Roumanie. Son père est roumain et sa mère est d’origine française. En 1911, la famille s’installe à Paris. En 1916, l’Allemagne déclare la guerre à la Roumanie et le père de Ionesco retourne à Bucarest laissant sa famille. Eugène et sa soeur séjournent chez des fermiers en Mayenne. Ionesco évoque cette période dans ses journaux intimes (et indirectement dans l’une de ses pièces) comme un moment suspendu, de joie pure. En 1922, ils doivent rejoindre leur père à Bucarest et apprennent alors le roumain qu’ils ignoraient. Leur mère viendra les rejoindre plus tard. Ionesco découvre la poésie de Tristan Tzara et des surréalistes. Il entre à l’université de Bucarest où il prépare une licence de français. Il rencontre Rodica Burileanu, étudiante en philosophie et en droit. Elle deviendra sa femme en 1936. Ouvert à tous